Della Giustina - Pierre

Pierre
Della Giustina
Peinture
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Démarche artistique: 
Della Giustina, un nom d’artiste, que j’entends tout le temps. Yes. Un vrai beau nom, mais imprononçable pour l’auvergnat que je suis et puis je préfère les slaves tout aussi fou mais d’une autre façon, j’préfère les primitifs flamands à leurs collègues méridionaux : Rembrandt à Titien, Grunwald à Masaccio, Van Eyck à Véronèse, Roublev à Giotto, Granach à Botticelli. Alors quoi de neuf : que du vieux ! me disait mon voisin Henri. Della Giustina y’a du « de » me dit-on aussi. Là y’a pas. De l’ouvrier, de l’artisan : là y’a. Une grosse particule de travail, l’amour du travail bien fait, quoi ! De toute façon j’ai pris l’ascenseur social pour monter à paris dans une grande et belle école d’art. Je sais pas si y z aimaient le travail bien fait mais moi j’les z aimais pas. Et puis y’a eu l’autre, le Dubuffet, pas le Bernard, lui il a pas de Du, le Jean, le gars qui parlait de l’art brut. Il m’a explosé la tête avec ses théories sur le vrai, vrai art, pas fait par des artistes, mais par des ouvriers, des artisans, et des paysans. Pas mal de fous aussi ! Bref, fallait que je retourne à la campagne, là où les vrais, vrais artistes se cachent. J’y suis allé, mais j’ai loupé mon coup. Je suis resté caché moi aussi ! De toute façon caché ou à demi caché on reste toujours a découvert devant la peur et puis d’exception ou du commun, « l’artiste » le gars qui fait des choses ne serait-il pas l’homme qui choisit consciemment sa place vis à vis de la peur ? Vous allez bien réfléchir à tout ça, en attendant, moi j’y retourne avec le Guillaume qui me fredonne : « La chenille en peinant sans cesse devient le riche papillon. » Et puis on verra bien, car voir, voilà toute l’affaire. Au milieu des Popeye sur vitaminés de la création, des Pied nickelé des arts plastiques, des Supermans du marché de l’art, je me sens quand même en peu bête de n’avoir qu’à vous dire : c’est « keckchose » les belles choses ! Non ? Les belles choses, à voir, à lire, a entendre, ces belles choses dont on a tant besoin. Et pourquoi on en a tant besoin ? Vous allez réfléchir à tout ça j’en suis sûr, vous allez bien y réfléchir ! Pour ce qui est de philosopher forcément faut se faire aider en peu alors moi j’ai chapardé du côté de chez Tadeuz kantor, un grand homme de théâtre (internaute à vos recherches). Ça c’est pour la peur…et la mort, et l’amour. « L’homme du commun à l’ouvrage », un texte de Jean Dubuffet à lire absolument, vous trouviez ça dans toutes les bonnes librairies (internaute essayez de vous y coller.) Je ne vous révélerai pas toute mes sources mais l’histoire de la chenille est un extrait d’un petit poème de Guillaume Apollinaire, Wilhem Albert Wlodzimiez Aleksander Apolinary Kostrowicki de son vrai nom. Merde j’avais oublié qu’il était slave lui aussi, merci wiki. Je ne résiste pas au plaisir de conclure avec mon Kostrowicki et ces quelques vers qui ne me quittent jamais… je ne sais pas pourquoi. Je connais gens de toute sorte ils n’égalent pas leurs destins indécis comme feuilles mortes leurs yeux sont des feux mal éteins leurs cœurs bougent comme des portes.
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