Helene Caiazzo

Volume
Démarche artistique: 

Une fois entrés dans le camaïeu de teintes telluriques des objets et matières,
Il ne nous reste qu’une lenteur contemplative des saynettes présentées.

Il n’y a plus de hiérarchie entre les sujets évoqués, seule demeure une sensation onirique
d’un déjà vu, d’un déjà possédé.

Embarqués sur un Styx atténué, nous pensons faire une traversée nuageuse en rêve,
dont l’éclaircie nous mène à de courts portraits de situations.

Celles-ci vont plus loin que ce que l’on croit percevoir,
les enjeux haptiques et narratifs s’apparentent en fait à un gouffre sensible.

La dialectique sculpturale est ici épurée comme un cri sourd par l’emploi simultané
d’une ou deux figures, branches et colliers, pattes, large drapé.

Les images utilisées permettent cet effleurement, elles sont les guides et les acteurs
de l’univers plastique d’Helene.

Les allégories sont déposées dans les installations tels des objets enrôlés dans un conte.
Ils sont calmes avant que notre œil discerne à travers le voile du mensonge un hic,
quelque-chose cloche, on perçoit un chuchotement.

Par cette étrange familiarité, l’idée est peut-être de nous faire entendre que nous tournons en rond dans cette atmsphère.

Le bois, la terre, la cire sont autant de matières primitives à recontextualiser dans un monde où l’artificiel fait légion. Le faux-semblant y est pourtant brandi comme outil du récit.

Convaincus que ce qui nous entoure nous est connu, la figure animale constamment présente nous rappelle ce que nous sommes et rêvons.