Michèle Trotta

Vidéo, Installation, Arts numériques
Démarche artistique: 

Née en 1961, Michèle Trotta a choisi l’installation in-situ comme mode d’expression privilégié. Proche de l’esprit de l’Arte Povera dans l’usage de matériaux modestes et dans l’idée de privilégier le processus sur l’objet fini, elle explore depuis la fin des années 90 la thématique du vide à travers une série d’installations qui utilisent principalement des matériaux naturels. Elle réalise des œuvres éphémères, souvent monumentales qui dialoguent avec l’architecture et le patrimoine naturel.

Influencée par le Japon où elle a séjourné à plusieurs reprises, ses oeuvres se présentent comme des “koans” visuels qui déplacent la frontière entre naturel et non naturel et proposent une lecture paradoxale de la réalité, par la relation ambiguë entre pesanteur et impesanteur, vide et plein, réel et virtuel.

Les matériaux naturels qui constituent pour elle les éléments d’une syntaxe plastique de base où branche=ligne, feuille=couleur, insecte=point sont utilisés dans leur singularité mais toujours en lien avec d’autres éléments de la même catégorie sous la forme de réseaux (la série des Volumes de Vide), de faisceaux (la série des fluX) ou de pixels (les Jardins Verticaux) pour former des volumes caractérisés par la simplicité des formes.

Le paramètre temps est une composante essentielle de ces installations dont l’élaboration nécessite souvent de longues heures de travail. Pour l’artiste, c’est une manière d’habiter un lieu par une pratique comparable à celle de certains animaux ou insectes et de s’y fondre “comme de l’eau dans de l’eau” pour reprendre l’expression de Georges Bataille.

La pratique du dessin est également centrale dans son travail à travers des réalisations qui ont toutes en commun une approche de la ligne comme dans la série fluXlinéa, réalisée dans les transports (trains, bus, métro).