12HĂ´tel Artyster
6, rue Sainte-Rose
63000 Clermont Ferrand
Lieu accessible aux personnes à mobilité réduiteLieu ouvert pendant la nocturne du samediLieu ouvert pendant le lundi de Pentecôte
Atelier temporaire

DĂ©marche artistique :

C’est aussi écrire ! Anne Clairet renoue avec le geste naturel et fécond de l’enfance qui exprime la pure et innocente nécessité d’être à laquelle le monde adulte force souvent à renoncer. La démarche peut sembler paradoxale : dessiner (ou plus probablement, produire quelque chose de graphique) pour mieux écrire. C’est ce cheminement, celui d’une autrice vers l’image qui se raconte ici. Écrire, c’est en effet, une suite d’actes où la technique occupe une place de maître : stylistique, grammaire, orthographe, narration. Dans ces conditions, laisser à ses mots la spontanéité des émotions, leur violence ou leur surprise est un défi. Entreprendre une recherche graphique sans avoir de formation, sans maîtriser les techniques, c’est sortir d’une zone de confort. Exprimer quelque chose de soi en se confrontant aux incidents, à ce qui échappe, devoir inventer un vocabulaire et une grammaire permet d’éprouver une sensation à convoquer lors du travail d’écriture. Fascinée depuis l’enfance par les couleurs, Anne Clairet crée un nuancier avec la série « À une nuance près. » Constituée de 9 cadres, la série peut évoluer au gré de l’inspiration. On s’y confronte aux accidents propres à l’aquarelle, fusion, granulation. Certains carrés sont absents, oubliés, allongés, d’autres se couvrent de graphismes noirs. Le geste de l’écriture est alors proche : il revient sans crier gare et constitue un lexique répété tout au long de la série (pointillés, barres, motifs floraux). Prairies Sur un fond d’aquarelle, dans un format carré s’organise une prairie où les herbes folles sont découpées dans des papiers : gribouillés, issus de récupération, de pages de vieux livres (les mots reviennent toujours), de modes d’emploi recouverts d’acrylique. Chaque prairie est le récit d’un moment, crépuscule d’automne, matinée de givre. C’est souvent une émotion forte qu’y est évoquée, une intimité redoutée dans les écrits de peur de leur peser. La série se reconstitue au fil des jours, car elle a été vendue à l’issue de l’exposition d’octobre 2022. Parallèlement à ces scènes bucoliques et dans une démarche de valorisation des chutes, naissent Les prairies urbaines. Le support est le transfert d’une page de magazine sur une planche de gélatine avec de l’acrylique. Le résultat souvent aléatoire, imparfait s’avère assez fantomatique. Empreint de mélancolie, s’y ajoute par collage des négatifs des fleurs découpées. Ces prairies urbaines apparaissent comme le souvenir d’une nature trop absente en ville. Ce travail de transfert est également à l’œuvre dans la création de personnages de fiction : imprégnation puis création d’une nouvelle image, plus étrange, lointaine et onirique. Alice(s) ? À qui ne sait pas dessiner, s’offre un panel de techniques. Ici, c’est encore une fois la répétition qui est invitée. Des images sont décalquées, retournées, inversées. Elles peuvent apparaître à différentes échelles et s’organisent pour raconter une histoire à l’aquarelle, au feutre et aux crayons de couleur. Une pratique inspirée par Henry Darger qui illustra ainsi l’immense livre qui l’occupa toute sa vie et qui autorise l’exploration d’images qui se répètent en litanie. Dans la même veine naissent des planches botaniques. Le portrait d’une fleur décalquée, peinte à l’aquarelle et réhaussée au crayon de couleur se détache sur les griffures noires d’un stylo bille. Pivoine

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